Banque de questions
Questions pour mesurer la sécurité psychologique d’une équipe
Les 34 affirmations que nous utilisons dans Measure, en français et regroupées par thème. Tu peux les copier et les adapter à ton équipe, ou les lancer comme questionnaire anonyme, en français, anglais, espagnol, allemand et coréen à la fois.
Comment les utiliser
Choisis-en entre sept et dix. Cela fait environ trois minutes de réponse, assez pour voir où l’équipe n’est pas d’accord avec elle-même. Quatorze est un bon maximum.
Utilise une échelle en cinq points. Pas du tout d’accord, plutôt pas d’accord, ni d’accord ni pas d’accord, plutôt d’accord, tout à fait d’accord. Et regarde comment les réponses se répartissent, pas la moyenne.
Adapte les mots à ton équipe. Une équipe logicielle parle de rétrospectives ; une équipe hospitalière, de transmissions. Ajuster le vocabulaire n’abîme pas l’outil : c’est tout l’intérêt de l’adapter.
Rends-le vraiment anonyme. Ni noms ni comptes, et pas de rapport avant au moins quatre réponses. En dessous, l’anonymat devient une affaire d’arithmétique.
Les affirmations, par thème
Prendre la parole
Ce que la sécurité psychologique rend possible. Le reste de la page décrit des conditions ; ces affirmations demandent directement si cela se produit.
- Dans cette équipe, je peux soulever des problèmes et remettre des idées en question.Adaptée d’Edmondson (1999)
- Les membres de cette équipe se sentent capables de faire part de leurs inquiétudes sur notre travail.propose « Je n’ai pas assez d’éléments pour répondre »
- Dans cette équipe, nous sommes généralement à l’aise pour parler de nos désaccords.propose « Je n’ai pas assez d’éléments pour répondre »
- Dans cette équipe, nous veillons à ce que chacun puisse s’exprimer.propose « Je n’ai pas assez d’éléments pour répondre »
Apprendre de ses erreurs
Ce qui se passe après une erreur est le signe le plus clair qu’on peut, ou non, être imparfait devant les autres.
- Si je fais une erreur, l’équipe ne me la reprochera pas.Adaptée d’Edmondson (1999)propose « Je n’ai pas assez d’éléments pour répondre »
- Dans cette équipe, je peux reconnaître mes erreurs sans craindre les critiques.
- Dans cette équipe, nous parlons de nos erreurs et de ce que nous pouvons en apprendre.
- Quand quelque chose se passe mal, cette équipe regarde comment le travail s’est déroulé plutôt que de chercher un coupable.propose « Je n’ai pas assez d’éléments pour répondre »
- Quand cette équipe revient sur la façon dont le travail s’est passé, nous cherchons à apprendre, pas à blâmer.
Innovation
La sécurité psychologique, c’est ce qui permet de dire à voix haute une idée encore inachevée.
- Dans cette équipe, on peut essayer quelque chose qui risque de ne pas marcher.Adaptée d’Edmondson (1999)
- Dans cette équipe, je peux proposer des idées nouvelles, même si ce ne sont pas encore des plans aboutis.
- Dans cette équipe, nous accueillons les idées des autres et leur accordons du temps et de l’attention.
- Dans nos discussions, nous nous demandons ce que nous tenons peut-être pour acquis et ce qui pourrait nous échapper.
- Cette équipe prend le temps de chercher de nouvelles façons d’améliorer notre travail ou nos processus.
Cohésion d’équipe
Si l’on se soutient : demander de l’aide, avouer qu’on ne sait pas, se couvrir les uns les autres.
- Il est facile de demander de l’aide aux autres membres de l’équipe.Adaptée d’Edmondson (1999)
- Personne dans cette équipe n’agirait délibérément de manière à saper mon travail.Adaptée d’Edmondson (1999)propose « Je n’ai pas assez d’éléments pour répondre »
- Mes compétences sont reconnues et utilisées dans cette équipe.Adaptée d’Edmondson (1999)
- Dans cette équipe, on peut dire « je ne sais pas ».
- Les autres membres de l’équipe apprécient le travail que je fais.propose « Je n’ai pas assez d’éléments pour répondre »
- Dans cette équipe, la réussite collective passe avant la réussite individuelle.propose « Je n’ai pas assez d’éléments pour répondre »
Inclusion et diversité
Si chacun peut être soi-même ici, et si la différence est accueillie plutôt que simplement tolérée.
- Dans cette équipe, personne n’est rejeté parce qu’il est différent.Adaptée d’Edmondson (1999)propose « Je n’ai pas assez d’éléments pour répondre »
- Au travail, je peux être moi-même.
- Dans cette équipe, nous veillons à ce que personne ne soit laissé de côté.propose « Je n’ai pas assez d’éléments pour répondre »
- Dans cette équipe, nous comprenons et respectons nos différences.propose « Je n’ai pas assez d’éléments pour répondre »
- Dans cette équipe, les idées différentes des nôtres sont bien accueillies.propose « Je n’ai pas assez d’éléments pour répondre »
Transparence
Savoir ce qu’on attend de soi, pourquoi les décisions sont prises et ce qui compte vraiment.
- Les priorités de cette équipe sont claires, et on sait pourquoi.
- Dans cette équipe, je comprends ce qu’on attend de moi.
- Dans cette équipe, je sais assez bien si je réponds aux attentes.
- Quand cette équipe prend des décisions qui me concernent, je comprends pourquoi.
- Dans cette équipe, on nous juge sur ce que nous accomplissons, pas sur notre air occupé.propose « Je n’ai pas assez d’éléments pour répondre »
Voix et pouvoir
À quel point cet espace est prévisible, et combien ce qu’on peut dire dépend de qui est présent.
- Je peux généralement prévoir comment cette équipe réagira quand quelqu’un soulève un sujet difficile.
- Quand je prends la parole dans cette équipe, ça en vaut généralement la peine.propose « Je n’ai pas assez d’éléments pour répondre »
- Dans cette équipe, on peut être en désaccord avec la personne la plus haut placée aussi facilement qu’avec n’importe qui.propose « Je n’ai pas assez d’éléments pour répondre »
- Ce que je me sens capable de dire dans cette équipe dépend de qui d’autre est présent.propose « Je n’ai pas assez d’éléments pour répondre »
Les questions de suivi, qui comptent plus que les scores
Savoir que les gens se taisent ne dit pas grand-chose. Savoir pourquoi dit quoi faire, car chaque raison appelle une réponse différente. Quand quelqu’un indique qu’il a du mal à s’exprimer, demande : « Quand tu te retiens de dire quelque chose dans cette équipe, qu’est-ce qui se rapproche le plus de la raison ? »
Je ne peux pas prévoir comment ce serait reçu. Du brouillard plus que de la peur. Ce qui aide : des réactions prévisibles et cohérentes.
Je peux le prévoir, et ça me coûterait. Le prix est connu et élevé. Ce qui aide : changer ce qui se passe la prochaine fois, au vu de tous.
Ça ne changerait rien. Le sentiment d’inutilité. Ce qui aide : boucler la boucle de façon visible, même quand la réponse est non.
Ça dépend de qui est présent. Le gradient de pouvoir. Ce qui aide : travailler sur qui peut dire quoi, et devant qui.
Je ne sais pas trop, c’est juste une impression. Une vraie réponse, pas un trou. Une équipe qui ne sait pas nommer la raison a besoin de mots avant d’un plan.
Pose la même question pour les scores élevés : « Qu’est-ce qui rend cela possible ici ? » Cela dit à l’équipe ce qu’elle doit protéger.
Ce n’est pas une échelle validée
Sept de ces affirmations sont adaptées de l’échelle en sept items d’Amy Edmondson (1999), les autres sont de nous. Nous les avons reformulées et traduites : ce n’est donc pas son échelle validée, et les scores ne sont pas comparables aux résultats publiés. Si tu as besoin d’une mesure comparable pour la recherche, utilise son échelle originale sans la modifier. Utilise celles-ci quand l’objectif est d’aider une équipe en particulier.
Tu peux les utiliser dans ton propre questionnaire
La banque de questions est sous licence CC BY-SA 4.0 : tu peux l’utiliser, l’adapter et la partager, y compris à des fins commerciales, en citant Psych Safety avec un lien vers cette page et en partageant toute version adaptée sous la même licence. Les sept affirmations adaptées d’Edmondson (1999) ne sont pas à nous : pour celles-là, cite son article.
Comment nous citer : Questions de sécurité psychologique issues de la banque de questions de Psych Safety (https://measure.psychsafety.com/questionnaire.html), licence CC BY-SA 4.0.
Les lancer comme questionnaire, en français
Dans Measure, tu choisis les affirmations, tu ajoutes les tiennes et tu coches « Also offer this survey in French ». Chaque personne choisit sa langue sur le premier écran : français, anglais, espagnol, allemand ou coréen. Cela reste un seul questionnaire avec un seul rapport, et personne n’enregistre qui a choisi quelle langue. Pour l’instant, le rapport est en anglais. Le premier questionnaire d’équipe est gratuit.
Questions fréquentes
Quelles questions poser dans un questionnaire de sécurité psychologique ?
Entre sept et dix affirmations sur l’expérience personnelle et récente dans cette équipe : prendre la parole, les erreurs, essayer des choses nouvelles, demander de l’aide, l’inclusion, la transparence, et la façon dont le pouvoir influence ce qui se dit. Chacune se répond de pas du tout d’accord à tout à fait d’accord.
Puis-je utiliser ces questions dans mon propre questionnaire ?
Oui. La banque est sous licence CC BY-SA 4.0 : utilise-la, adapte-la et partage-la en citant Psych Safety avec un lien vers cette page. Pour les sept affirmations adaptées d’Edmondson (1999), cite son article.
Ce questionnaire est-il validé ?
Non. Les affirmations sont faites pour être adaptées à chaque équipe, et c’est justement ce qu’une validation ne permet pas. Pour une recherche comparable, utilise l’échelle originale en sept items d’Amy Edmondson sans la modifier.
Une même équipe peut-elle répondre en plusieurs langues ?
Oui. Dans Measure, chaque personne choisit sa langue au départ, et cela reste un seul questionnaire avec un seul rapport. On n’enregistre pas qui a choisi quelle langue.
Measure est conçu par Psych Safety, avec plus de dix ans de pratique auprès d’équipes de la tech, de la santé, de l’aviation, de l’industrie lourde, des services financiers et d’ailleurs. Qui sommes-nous (en anglais).
